Comme il s’agit de mon premier article sur la plateforme 3D Sansar, je vais tout d’abord vous présenter un peu ce nouveau monde, vous donnez mes impressions générales, mes attentes d’utilisatrice de Second Life et mes déceptions.

Lorsque j’ai appris en 2014 que Linden Lab préparait un nouveau monde 3D, tout de suite j’ai pensé à une version améliorée de Second Life, et c’est vrai que la communication floue autour de ce projet, m’a laissée, comme beaucoup d’autres résidents, dans mes rêves et mes espoirs.

Quelques pistes et théories laissaient rêveur. J’ai lu qu’il y aurait des régions immenses pouvant accueillir des centaines de visiteurs en simultanés sans lag. Que l’on pourrait construire des objets complexes type « mesh » directement en ligne. Que l’eau aurait une valeur, et pourrait se verser dans n’importe quel contenant. Chouette je vais enfin boire en virtuel ! Qu’il y aurait des terrains gratuits pour tous, et que son compte Second Life serait automatiquement disponible de l’autre coté. Je voyais déjà Eve Kazan transmutée dans un nouveau corps.

A ce sujet, LL s’est bien gardé de communiquer sur la dite apparence des avatars. Sujets très épineux. Il suffit de regarder l’apparence générale des modeles par défauts disponibles sur SL pour émettre quelques réticences.

Et c’est vrai que ce qui m’intéressait le plus dans cette histoire, c’était de pouvoir me projeter ailleurs, avec tous les avantages existants et en avoir d’autres encore plus poussés.

Parce qu’avec ce nouveau monde, nous pensions tous qu’il s’agissait de la fin programmée de Second Life. Le grand exode, LL nous vendait le bébé comme étant une révolution qui toucherait des millions d’utilisateurs. Et franchement, l’idée me plaisait énormément. J’ai toujours regretté de n’avoir connu Second Life qu’en 2007, j’aurais voulu connaitre l’expérience plus tôt. Connaitre un monde plus petit et avoir la sensation d’une communauté de pionniers.

Alors l’été dernier quand l’accès à Sansar bêta fût ouvert au public, j’étais super excitée. Je vous jure, j’ai envoyé un message à quelques amis proches pour leur dire : « on se retrouve là-bas vite vite ! ». Comme une teleportation, en fait.

Avatar

Le « vite vite » était à mon avis de trop. Entre le téléchargement du logiciel, la création du compte, car oui Eve n’était pas du tout transmutée. Je tapais mon nom et mon mot de passe de SL, et il n’y avait rien. Le temps que je le découvre, que je pleurs, et que je crée un compte, j’avais quasiment perdu 30 minutes. Mauvais départ, j’étais quand même excitée. Surtout que le monde était ouvert depuis des mois pour quelques VIP et pour des milliers de créateurs, je mourrais d’impatience d’y être à mon tour.

Une fois tout bon,  l’interface ouverte, j’ai choisi l’une des expériences proposées par Sansar Studio. Oui on ne dit plus sim ou région comme dans SL, mais on parle d’expériences. Ok soit. Nouveau monde, nouveau vocabulaire.

J’ai mis 1h pour me rendre sur Mars. Plutôt rapide si c’était une vraie expérience mais totalement désespérant quand on attends devant son écran. Interminable. Mon ordinateur n’est certes par incroyable mais j’ai une très bonne connexion internet. 1h c’est quand même beaucoup, non ?

Mars

Arrivée une fois sur le sol martien, avec mon avatar made in Sansar pas très sexy. J’ai découvert une lumière vraiment très belle, un environnement très bien foutu, réaliste. Et finalement, j’avais oublié mon heure passée à attendre (pratiquement).

Sansar me paraissait prometteur. Parce que j’avais beaucoup d’attentes et qu’il s’agissait d’une bêta. Mais j’étais quand même déçue de découvrir un avatar humain standard. L’expérience à vivre sur Sansar n’était pas du tout centré sur l’apparence. Ce qui me paraissait bête pour un monde « social ».

Bref, ce premier voyage me prit toute ma soirée car même avec mon pc portable qui carbure, il me fallait presque 30 minutes pour charger des expériences plus riches.

J’ai retrouvé là-bas un ami, c’était marrant, parce que le choix des avatars n’étant pas immense, nous nous sommes retrouvés sur une place avec des clones partout. Nous identifier fût très cocasse.

Finalement six mois plus tard après ma découverte naïve, Sansar a évolué, la plateforme est mieux pensée pour certains réglages, pour le son par exemple. Les avatars restent moches, mais on peut les modifier un peu plus avec les outils de base. Il y a beaucoup de contenu payant sur le store pour votre terrain gratuit, les contenus free sont rares mais ils existent.

L’interactivité est quasiment inexistante pour les non-porteurs de casque VR, je peux donc attendre avant de boire ou porter quoi que ce soit. Les expériences sont immenses, mais il est rare de rencontrer quelqu’un d’autre en même temps, alors 100 personnes je n’ai jamais vu. Le lag est inexistant, c’est une bonne chose, mais il faut toujours attendre 30 minutes voir plus pour charger une scène. Peut-être est ce plus rapide pour d’autre ?

Avec le recul, je crois que j’ai beaucoup trop rêvé et que j’ai mis trop d’espoir dans ce nouveau monde. Sansar est une nouvelle plateforme différente de Second Life, qui est malgré tout (quand ça marche) un monde très beau, très esthétique. Mais il n’y aura pas d’exode pour le moment, et Second Life reste à mon avis unique sans véritable successeur.

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Eve Kazan existe sur Sansar et s’évade parfois dans quelques expériences, je partagerais avec vous mes coups de cœurs, mes voyages et les avancés technologiques, comme boire de l’eau par exemple lol. ^^

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